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Comment fonctionne le goût chez le cheval ?

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi votre cheval préférait une friandise plutôt qu'une autre ? ... cet article bref va certainement vous éclairer !



1. Pour commencer, comment le cheval perçoit-il le goût ?


D'un point de vue physiologique, des "récepteurs" appelés papilles gustatives sont les responsables de cette capacité à percevoir les saveurs.

Ces récepteurs sont repartis (en grand nombre) majoritairement sur la langue du cheval de manière aléatoire.

On en distingue quatre types différents qui permettent de distinguer respectivement le sucré, le salé, l'acide et l'amer.


2. Quelles fonctions occupent le goût dans la vie du cheval ?


Premièrement, le goût permet au cheval de se diriger théoriquement vers les aliments qui sont les plus adaptés à ses besoins.

L'équidé va naturellement chercher à se tourner vers l'aliment le plus riche pour répondre à ses besoins alimentaires, il "analyse" les données nutritionnelles de l'aliment auquel il est confronté, on appelle cette capacité le discernement nutritionnel.

C'est aussi grâce à cette capacité que le cheval va pouvoir compenser d'éventuelles carences, en minéraux par exemple.


Une autre fonction non négligeable du goût est de distinguer au mieux la toxicité d'un aliment.

Pour cela, le cheval va généralement suivre quelques "règles" afin d'éviter certains problèmes.

Il va par exemple avoir tendance à fuir l'amertume forte qui peut être un signe de la présence de toxines.

Il peut aussi fuir l'acide qui pourrait entrainer une dégradation de ses dents.


Le cheval ne pouvant pas régurgiter, le fait d'être vigilant vis à vis de ce qu'il mange est vraiment capital pour sa survie.

Malheureusement, ses capacités ont des limites puisqu'on estime que les désagréments causés par un aliment doivent survenir dans les 30 minutes suivant son ingurgitation pour que le cheval puisse faire correctement l'association et en tirer une expérience.


Cette durée maximale entre l'ingestion et les conséquences est par exemple insuffisamment élevée afin que le cheval identifie clairement la toxicité des glands... nous aurons l'occasion de revenir dessus au cours d'un prochain article.


Ces caractéristiques conditionnent le cheval à avoir naturellement peur d'un aliment nouveau, c'est ce qu'on appelle la néophobie alimentaire.


Le goût joue aussi un rôle important dans le monde social du cheval et ses interactions. En effet, ce sens est relativement utilisé par les équidés dans la construction du lien et des affinités, notamment à travers le toilettage mutuel.


3. Quel goût préfère le cheval ?


Les préférences sont vraiment variables d'un cheval à un autre...

Elles peuvent notamment dépendre des expériences associées à chaque aliment.

On ne peut donc pas répondre catégoriquement à cette question même si certains goûts semblent se détacher : menthe, banane, noix de coco, ...


Nous avons déjà expérimenté avec certains de nos chevaux lors d'un stage en leur proposant plusieurs seaux de grains auxquels nous avions ajouté différentes choses : curcuma, sirop de fraise, sel, ... les réactions n'étaient pas du tout les mêmes !


Nos stagiaires du jour avaient d'ailleurs constaté avec étonnement que le sirop de fraise était le plus délaissé. Leur surprise était légitime puisque le plus sucré, synonyme pour les chevaux d'aliment généralement plus riche, est bien souvent privilégié.

Comme quoi... il n'y a vraiment pas de règle absolue en ce qui concerne les préférences alimentaire chez les équidés.


Et pour vous alors, quel est le goût préféré de votre cheval ?